Un défit ou un écrit #4bis

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Je reviens sur le thème de la semaine dernière, le pardon.
Ca m’a travaillé toute la semaine. A qui dois-je pardonner ? …
Je crois que je devrais pardonner à mon ex mais je ne sais pas vraiment comment formuler ça.

Je ne suis pas en colère, ou je ne le suis plus depuis que j’ai fait son deuil.
J’ai beaucoup souffert. Je me suis sentie trahie plusieurs fois, j’ai culpabilisé d’avoir fait confiance, de n’avoir pas su me méfier.
Si je pouvais lui parler, je l’insulterais autant que possible. Nous ne pouvions plus nous parler autrement. C’est souvent comme ça les séparations.

Je ne suis pas coupable parce que j’étais jeune, qu’il était le premier homme à vouloir se mettre en couple avec moi, que je l’aimais bien et qu’il me faisait rire. J’ai découvert au fur et a mesure ses mensonges. A sa famille, a ses amis. J’ai pensé qu’il ne me mentait pas à moi, naïvement, parce qu’il me disait « sa femme ». HAHAHAHAHAHA

Il avait beaucoup de soucis. L’effet boomerang du mensonge. Je sais ce que ça fait de ne plus avoir d’électricité, de téléphone ou d’eau chaude pour non paiement des factures et combien de temps ça prend à revenir. Je sais aussi comment ça fait de devoir rembourser des mois de loyer impayé et de devoir déménager avant l’expulsion. Je n’ai pas été surprise quand j’ai appris qu’il ne prendrait plus sa fille chez lui mais chez ses parents, après notre séparation. J’ai a peine été surprise qu’il ne l’appelle plus de chez lui mais de chez des amis.

Je n’ai pas été surprise de ses « tentatives de suicide » vu pour lui, prendre des anti-douleurs avec de l’alcool s’en est une. J’ai par contre été très surprise quand j’ai appris que son corps a fini par céder au chantage.

Je lui en ai voulu d’avoir rompu son engagement envers sa fille. Il avait promis d’être toujours là pour elle et il l’a laissé tombé. Comme toujours, c’est moi qui doit gérer.

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